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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 18:20

Ma météo est platement morose ces temps-ci, contrairement à ce qui se passe de l'autre côté de la fenêtre de mon bureau !

Le Tramadol est bien installé dans mon corps depuis de nombreux mois maintenant. Mais comme tout produit addictif, il est progressivement devenu insuffisant. Les doses ont été réévaluées deux fois et malgré cela, ce mois de juin a vu les douleurs se manifester à nouveau.
 
Je ne suis pas médecin, mais je crois comprendre qu'on ne peut indéfiniment augmenter les doses. La solution est dans le changement de molécule, donc de stratégie... ou changement de stratégie, donc changement de molécule. Je ne sais plus vraiment le projet choisi.
 
Les effets secondaires du Tramadol me sont durables. Voici maintenant de nombreux jours (semaines ?) que j'essaie de me débarrasser des traces de ce produit.

Aujourd'hui ce sont encore un état pseudo dépressif et une fatigue omniprésente et consternante. Par contre, je ne prends plus de Macrogol, vu que je ne peux m'éloigner bien longtemps des toilettes, ce qui change de l'épisode constipation vécu il n'y a pas si longtemps.
 
Le spécialiste des douleurs m'a bien confirmé les phénomènes de dépendance et de sevrage associés à la prise de Tramadol dans la durée. En fait ce produit a un effet antalgique (anti-douleur) doublé d'un effet antidépresseur. Il m'a donc prescrit un antidépresseur non-anti-douleur, de l'Escitalopram, en substitution du Tramadol, espérant ainsi réduire le manque et aussi libérer le terrain pour la morphine, car il en est de même qu'en informatique où il est vivement déconseillé d'avoir deux anti-virus dans son ordinateur, il est déconseillé d'avoir deux anti-douleurs dans le même corps !
Résultat aujourd'hui : les douleurs et la fatigue demeurent à l’affût de ma moindre activité physique, qui, de toute façon affiche une platitude déjà évoquée plus haut.
 
Un nouvel appel à mon médecin de la douleur va me conduire directement vers une consultation demain, il soupçonne une intoxication alimentaire… Pourquoi pas !
 
Je me rappelle, sans trahir les actes de qui que ce soit, je me rappelle des copains de rencontre fortuite, visiblement en état de manque, affichant un désarroi infernal et provoquant alentour une angoisse très palpable que d'autres de mes connaissances nommeraient aujourd'hui peur panique. Vécu de l'intérieur, le manque est tout simplement une horreur. Pour moi aussi.
 
À bientôt.

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